#0467.081217

Pour Selma Avant l’aurore, je sentais qu’on voletait au-dessus de ma tête. Les moustiques dormaient à cette heure, et la mouche solitaire ne dansait jamais sur mon sommeil. On secouait des draps au plafond, on mouchait les enfants du diable… Mangeait-on quelques feuilles mortes ? Je ne me rendormis pas mais, quand le jour fut là, je... Lire la suite →

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#0453.241117

Dans la souille, je manipule les vis et les rouages. Vêtu comme un savant, j’opère. J’ouvre un corps de plastique ; j’y dépose les viscères de zinc, l’enchevêtrement qui s’inspire du ventre des pendules. Derrière moi, ma femme respire, curieuse de voir à quoi j’occupe mes longues nuits : elle introduit pour moi le mince cordeau... Lire la suite →

news#0185

Retrouvez Yves Letort au sommaire du 29ème numéro de la revue Le Visage Vert. Retrouvez également Céline Maltère et Pascal Dandois dans le premier numéro de Gore Zine.

news#0184

Viennent de paraître : Les Nouvelles Charcutières, de Céline Maltère, chez Ginkgo Éditeur. Ce recueil, illustré par Jean-Paul Verstraeten, ouvre la collection L'Ange du bizarre, dédiée à l'étrange. Sexe Faible, de Patrick Boutin, recueil illustré pour public averti, aux Crocs électriques. La préface est signée de Céline Maltère.

#0439.101117

La sage-femme respirait : à l’inverse de ce qu’avaient indiqué toutes les échographies, le bébé n’était pas en peluche. La parturiente dormait encore. Les médecins avaient décidé de pratiquer une césarienne pour éviter un trop grand choc. Si elle savait à quoi s’attendre en accouchant, il fallait se montrer prudent : on ignorait à quoi ressemblerait exactement... Lire la suite →

#0425.271017

Nous avons dansé dans la ville, bu des ginger ale au soleil, fiers de nos futurs titres. Une équerre sur l’épaule m’a vissé à mes camarades. J’ai avancé tel un rampant en criant des choses absurdes, j’avais soif et Dieu était grand. Le sang du rhizome violait mes veines… La chaleur sous mon haut-de-forme fondait... Lire la suite →

#0411.131017

J’aime les guenons plus que les femmes. Au zoo, je me promène une fois par semaine quand d’autres se livrent à des occupations oiseuses (lecture, élevage d’enfants, travail et cinéma). Je me tiens devant la cage — c’est un zoo sans moyen où l’on parque les bêtes dans un petit espace, et cela les rend... Lire la suite →

#0397.290917

Le lait inimitable respirait les tropiques, les hautes pierres et les grottes. Je trayais patiemment mes bêtes — mon beau cheptel des HLM ! Julia m’avait quitté, ce qui fut un déclic (l’idée vint le jour même où elle fit ses valises, quand je rêvai de l’éventrer de la plus précise des façons. Mais les boyaux... Lire la suite →

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