série#02LAL.048

Au réveil, des pieds nous poussent vaguement pour voir si nous sommes vivants. Autour de nous, il y a des hommes en armes qui nous regardent avec curiosité.
— Vous avez survécu à la traversée du marais et à la fièvre hallucinatoire ?
— Ben faut croire.
— Qu’est-ce que tu fous là, t’es un chasseur de grosses bêtes en quête de sensations fortes ?
— Non, je suis Bob Véga, compagnon de la révolution, et lui c’est Bélir, mon guide galanien. Nous cherchons à rejoindre les troupes révolutionnaires qui ont survécu au débarquement des armées de Horres, président à vie de Sébastopol.

Le mec qui m’a parlé regarde les autres, genre qu’est-ce que je fais, je les abats maintenant, et puis il prend un holophone portable et palabre quelques secondes avec son interlocuteur. Plusieurs fois il tourne la caméra, me filme pour que son vis-à-vis me voit.
— Ok, Bob, tu es bien ce que tu dis être. Suis-moi.
En signe de confiance, on nous a laissé nos paquetages, mais pas nos armes. Nous continuons à marcher toute la journée et le soir venu, nous arrivons à un campement de toiles camouflées. Si c’est tout ce qui reste des révoltés, cela doit représenter quelques centaines d’hommes. Vraisemblablement, tous les autres se sont retournés et se sont remis sous les ordres de Horres après avoir suivi la cause pendant toutes ces années.
Je ne vois vraiment pas pourquoi l’armée régulière veut lancer une action d’envergure contre ce groupe aussi minuscule. Personnellement, je ne ferai rien contre eux. On me présente à ce qui semble être le chef. Je lui donne le nom de tous les hommes que j’ai fréquentés au grand hôtel. Ils sont tous morts. Ils sont restés dans les étages et se sont battus jusqu’au bout.
— Et toi, comment as-tu survécu ?
— J’étais dans la ville minière en train de récupérer ma copine qui se terrait, terrorisée.
— Tu l’as trouvée ?
— Oui, mais elle a préféré rester avec son père.
— Et toi, tu tenais absolument à nous rejoindre, c’est ça ?
— Je pensais surtout qu’on serait plus nombreux et qu’on pourrait organiser quelque chose, mais vu le nombre que vous êtes, nous sommes mal partis.
— Non mais Bob, ce n’est qu’un de nos campements. Les autres sont disséminés dans la montagne incandescente. Au fait, moi, c’est Ilar.
— Alors Ilar, est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi ta montagne n’existe sur aucune de mes cartes ?

Les Archives Lumière 0.48//Francis Péhot ©

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :