série#02LAL.035

Sarah a été embarquée vers une navette afin de rejoindre son père, mais le gardien n’a pas été accepté à bord. Du coup, il m’accompagne et m’aide à faire le ménage. On m’a donné un uniforme de l’armée sébastopolienne. Je ne l’ai pas mis mais j’ai enfilé la veste afin de ne pas me faire mettre en joue à tous les coins de rue.
Je fouille tout le bâtiment, arme au poing et puis une navette vient me chercher moi aussi, mais je refuse de me séparer de mon gardien. C’est une prise de guerre. Les militaires ont l’air de comprendre mon point de vue. Par contre, ils le désarment complètement.
Horres est installé dans son campement, à l’extérieur de la ville. Il discute avec ses généraux. A priori, ils font le bilan des combats.  C’est une réussite complète sur tous les plans. Seule une poche d’irréductibles dans le sud continue à tenir tête aux troupes présidentielles.
— Alors Bob, vous n’avez pas pu vous empêcher de travailler pour vos camarades révolutionnaires hein ?
— Vous n’allez pas encore une fois m’embastiller ?
— Donnez-moi une bonne raison de ne pas le faire.
— Je me suis infiltré dans leur réseau en profitant du fait que je connaissais l’un d’eux.
— Lequel ?
— Practinant.
— Il fait partie de ceux qui ont réussi à passer à travers les mailles du filet.
— J’ai risqué ma vie plusieurs fois sur cette planète.
— Prouvez-le.
— Vous ne vous êtes pas aperçu de quelque chose lorsque vous avez envoyé vos premières troupes ?
— Non.
— J’étais affecté aux installations de batteries anti-aériennes.
— Ah bravo ! Elles nous ont abondamment tiré dessus.
— Elles vous ont touchés ? Vous avez eu combien de pertes à l’atterrissage ?
Horres appuie sur un bouton. Quelqu’un vient immédiatement dans sa navette de commandement. Il lui dit quelque chose à voix basse. L’autre disparaît et revient  quelques secondes plus tard avec un papier mémoire.
— Vous avez raison Bob. Il n’y a pas eu une seule perte durant l’approche.
— Bien sur, je viens de vous le dire. C’est moi qui en avais la charge.
— Et alors ?
— Ils vous ont tiré des missiles d’entraînement pendant toute l’opération. Je veux une augmentation, une promotion et une médaille.
— Vous n’aurez rien.
— Je sais. Je demandais juste comme ça.
D’un geste agacé, Horres me chasse de sa tente de commandement et je retourne à l’hôtel de campagne où je m’étais posé lors de ma première venue. J’y suis seul. Tout le monde a fui. J’installe le gardien devant ma porte, lui donne un fusil thermique et je me couche tout habillé. Je dors 224 heures galactiques d’affilée.

Les Archives Lumière 0.35//Francis Péhot ©

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