série#02LAL.034

On se déplace de nuit dans un paysage désolé et apocalyptique. Le jour, nous dormons pendant que le gardien surveille notre camp. J’ai tellement modifié son programme qu’il nous est maintenant voué corps et biens. J’ai rajouté à sa caméra une vision nocturne et une détection thermique qui me sont bien utiles.
Sur notre chemin, nous ne rencontrons particulièrement personne. Les combats ont maintenant lieu en aérien. Au sol, c’est le désert. Les populations ont dû fuir vers les zones non urbanisées. Il ne reste plus que les bâtiments vides, en partie détruits par les bombardements, qui, eux, se sont complètement arrêtés. Actuellement, les combats font rage uniquement dans la capitale.
Nous voyons des éclairs de feu se croiser de tous les côtés. Il y a une odeur de fumée et de corps calcinés sur des kilomètres autour du centre ville. J’ai bien voulu laisser Sarah et son gardien aux portes de la ville, mais les deux ont tenu à m’accompagner, ayant peur de tomber sur une bande de pillards.
Autour de nous, les immeubles flambent sans que personne ne cherche à les éteindre. Nous trouvons l’hôtel central complètement encerclé par les troupes de la réaction. Un groupe de navettes tente une sortie. Quelques fuyards arrivent à passer à travers le mur de missiles lancés depuis le sol, mais la plupart sont abattus au décollage. L’armée finit par entrer dans l’hôtel. Les combats font maintenant rage dans les couloirs. La dernière poche de résistance s’est installée dans la grande salle de réception où on m’a remis ma médaille. Tous les biologiques sont abattus sans ménagement par les mécaniques présidentiels.
J’entre dans la salle quelques minutes après le dernier échange. La pièce est encore enfumée, les corps jonchent le sol dans tous les coins de cette immense salle de festivités. Je reconnais nombre de soldats avec qui je ne travaillerai plus. Je dépose ma médaille au milieu d’eux, puis je passe à mon bureau afin de récupérer un maximum de documents qui attestent que j’ai travaillé pour la révolution. Je les brûle directement au milieu de la pièce.

Les Archives Lumière 0.34//Francis Péhot ©

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