— Suivez-moi.
Le chef de la mine prend une arme de poing et fait signe à ses mécaniques de le suivre.
— Vous avez des nouvelles de Horres ?
— Oui, il est en bonne santé. Il est toujours en orbite autour de notre planète.
— Lorsque je serai revenu sur votre base, je pourrai lui envoyer un message par le satellite de communication ?
— Bien sûr.
Bon, ce mec est un imposteur. Il n’y a plus un seul satellite dans le ciel depuis des jours. Du coup, je les entraîne tout droit vers le mécanisme en panne.
— Regardez, vous avez un compatriote qui est resté bloqué en joue.
— Ça nous arrive fréquemment. Laissez-nous faire, nous allons nous en charger.
J’ai juste le temps de me jeter dans le hall d’entrée du premier immeuble venu. La bombe fait un maximum de dégâts sur la troupe qui m’accompagnait. Tous les mécaniques sont en pièces détachées. Leur chef, qui ne participait pas aux travaux d’entretien, s’était assis sur un véhicule abandonné un peu plus loin. Il y est toujours. Il est criblé de petits morceaux métalliques, mais il n’est pas mort.
— C’est pas la première qualité vos mécanismes, chef.
— Un jour, Bob, tu payeras pour avoir trahi la révolution.
Ce mec qui pisse le sang me fait de la peine. Je l’achève en lui écrasant la tête avec une barre d’acier. Le sang gicle dans toute la rue. Maintenant, il ne dit plus rien.
— Elle s’appelle Sarah, pas Clara, pauvre connard.
Je lui envoie quand même un grand coup de pied avant de m’éloigner définitivement. Lorsque je franchis la porte de l’hôtel, Sarah s’affole.
— Reste calme, ce n’est pas mon sang.
Je lui explique que, a priori, ce sont les troupes révolutionnaires qui ont gagné cette bataille. Je viens de tuer leur chef et il faut que nous filions d’ici avant qu’ils ne viennent pour les représailles. Je lui dis aussi qu’ils savent qu’elle est vivante et qu’ils veulent absolument la récupérer pour faire pression sur son père.
C’est dommage, cet hôtel me plaisait bien. Je décide d’emmener mon gardien avec nous. Il portera les bagages et tirera sur tout ce qui bouge. On le charge au maximum avec tout le matériel et la nourriture qui nous tombent sous la main. Nous partons vers Horresville en espérant qu’elle ait été prise par les troupes régulières.

Les Archives Lumière 0.33//Francis Péhot ©

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