série#02LAL.027

Je m’arrête dans une boutique un peu chic et je prends un costume assez classique pour pouvoir assister à une cérémonie officielle. Je laisse toutes les armes dans une consigne du centre et je holophone mon premier compte-rendu à Sarah qui transmettra par satellite à son paternel.
— Mais tu es fou Bob ! Tu leur as tout dit !
— Justement, tu ne crois pas qu’ils sont arrivés et qu’ils ont gardé le pouvoir sans avoir un réseau ? Figure-toi qu’ils savaient que j’étais marié.
— Ils sont au courant pour moi aussi ?
— Non, ils croient que tu es une fille quelconque que j’ai épousée histoire de me caser, sans aucun rapport avec les événements locaux. Ils vont vérifier tout ce que je leur ai dit, ils vont voir que tout est vrai. Si les services de renseignements de ton père ont fait leur travail, ils n’auront que la version que je leur ai donnée.
— Dans le cas contraire ?
— Tu ne cherches pas à me revoir et tu attends les troupes de libération.
— Et toi ?
— Je serai mort avant qu’aucune équipe de secours ne puisse me contacter.
— Bonne chance Bob, fais attention à toi.
J’arrive devant l’hôtel central. C’est ici que le nouveau gouvernement a pris ses quartiers d’été. Il est situé au centre de la ville, doit bien avoir une centaine d’étages et est entouré par un fort service d’ordre constitué par des militaires qui ont accepté de travailler pour le pouvoir de la révolution. Je suis fouillé plusieurs fois, passé à travers divers scanners et salement questionné. Ces mecs là ne rigolent pas. Je trouve d’ailleurs que pour un invité de marque, je suis plutôt traité avec suspicion. Enfin. La paranoïa aiguë est la marque des États puissants.
On me fait signer divers papiers mémoires qui prouvent mon amour indéfectible envers les idéaux sébatopoliens. Et puis j’ai accès à la salle de réception du premier étage. Là, deux ou trois cents personnes triées sur le volet. Parmi tous ces révolutionnaires, je reconnais des mercenaires avec qui j’ai plusieurs fois eu l’occasion de travailler. Aucun d’eux ne me reconnait, opération chirurgicale oblige.

Les Archives Lumière 0.27//Francis Péhot ©

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