— Alors Bob, je vous ai observé cette nuit, vous avez un plan ?
— Vous avez mis des caméras dans le cube de votre fille ?
— Je veux que votre relation avec ma fille n’interfère pas avec nos plans. Vous vous retrouverez lorsque cette affaire sera réglée.
— A moins que vous ne profitiez de toute cette pagaille pour me faire mettre une balle à impulsion dans la tête lorsque j’aurai fait le sale boulot.
— Comment pouvez-vous penser ce genre de chose à mon sujet ? Si j’avais voulu me débarrasser de votre carcasse balafrée, je vous aurais fait éliminer discrètement dans les geôles politiques de cette charmante planète d’accueil.
— Vous savez, d’autres l’ont fait auparavant, et pourtant ils avaient l’air bien mis et propres sur eux.
— Ce n’est pas mon genre, vous avez non seulement ma parole mais aussi la main de ma fille. Ceci étant dit, je vous écoute.
— On ne va pas se compliquer la vie. Je vais faire simple, rapide et efficace. Vous allez me déposer sur Sébastopol. Vous allez créer une diversion. Je vais abattre leur nouveau dictateur et vous envahirez la planète avec vos troupes. La seule difficulté de ce plan est dans le timing. Il faut absolument que nous soyons synchrones. Pour ce faire, il va falloir pas mal de matériel cher et introuvable.
— Faites-moi une liste.
— La voilà.
Horres ne la lit même pas. Il la donne à un subalterne en lui disant qu’il a vingt quatre heures galactiques pour tout trouver, en double. Il se retourne vers moi et me donne un petit boîtier.
— Dans mon palais de Horresville, il y a un relais de transmission stellaire. Lorsque vous aurez fait assez de dégâts à votre goût, vous appuierez sur ce bouton et nous envahirons la planète. Je vous souhaite bonne chance. Vous avez besoin de combien d’hommes avec vous ?
— Aucun. Par contre, vous allez envoyer dix mercenaires hyper entraînés sur Sébastopol en leur demandant de se faire remarquer le plus possible afin de créer une diversion.
— Faites moi confiance, je n’aurai pas besoin de leur dire quoi que ce soit. La seule présence physique de ces tueurs habillés en touristes suffira à leur mettre toutes les polices du pays sur le dos.
— Envoyez-les loin de moi ainsi que du point supposé de notre débarquement. Donnez leur un armement assez impressionnant pour faire des attentats à la bombe, mais rien ne laissant penser à un assassinat.
— C’est noté.
— Vous pourrez partir quand ?
— Immédiatement. Il me faut des faux papiers et un déguisement minimum.

Les Archives Lumière 0.21//Francis Péhot ©

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