— Je peux savoir le nom de la boisson traditionnelle sur Terra Nova ?
— Celle qui est brute ou celle qu’on fait brasser ?
—  Pourquoi, il y a deux noms ?
— Celle que vous avez actuellement dans votre bol coutumier terra novien s’appelle la salva.
— C’est une horreur.
— Je vous en prie, c’est leur boisson planétaire.
— Alors je comprends pourquoi ici aussi la population cherche à se révolter.
— Elle est composée d’extraits de plantes que l’on ne trouve que sur cette planète. La légende dit que les premiers biologiques à avoir mis le pied sur Terra Nova ont découvert ces racines et en ont fait une décoction en la confondant avec du thé.
— Ils ont aimé ?
— Non ils en sont morts car pour que cette mixture soit saine et revigorante, il faut préalablement en retirer les fleurs et la peau qui entoure les racines qui sont hautement toxiques. Tu me diras Bob, on s’en sert dans d’autres domaines, notamment en médecine, pour soigner les lombalgies. Si je me permets de te tutoyer, c’est que Sarah a jeté son dévolu sur toi. Ne te méprends pas sur son choix, elle a été enfermée toute sa vie en institut religieux et tu es le premier individu de sexe masculin qu’elle ait rencontré. Je sais, tu va m’objecter que tu n’es qu’un renégat, mais tu connais les femmes. De plus, durant ton enlèvement, tu as passé tellement de temps avec elle qu’elle est tombée amoureuse de son kidnappeur.
— Je connais, j’ai lu un article sur ce syndrome dans Galactica.
— Le numéro de l’an dernier ? Je suis fan de cette revue.
— Ne le prenez pas mal monsieur le président, mais votre fille a juste besoin d’une thérapie, pas d’un mari.
— Pourquoi, vous l’avez trouvée perturbée ?
—  Non, pas du tout, mais je ne suis pas l’homme qu’il lui faut.
— Si c’est un problème de boisson locale, on vous fera livrer du café de votre Gaia9 tous les mois.
— Ecoutez, Horres, nous n’en sommes pas encore là. Laissez-moi d’abord faire mon travail sur Sébastopol et ensuite nous verrons la tournure que prendront les événements. Vous savez, il se peut que je perde et que je me fasse tuer dès le premier jour de mon arrivée.
— Je croyais que vous étiez un professionnel.
— Justement, dans ce métier, les risques sont très calculés, mais ils sont fort nombreux.
— Je ne m’occupe pas de ce genre de détails. Je vous laisse traiter de ces considérations avec mes conseillers de guerre.

Les Archives Lumière 0.17//Francis Péhot ©

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