Me lassant des queues de sirènes,
Je songeais seul, sur le récif,
A la dent pointue
Des murènes.

Je fantasmais sur le merlu,
Sa fragilité nymphéenne ;
J’enviais les écailles
De l’hotu.

Ô tous mes rêves de poiscaille
M’éloignaient d’un désir perdu,
Du temps où j’aimais
Achélaï.

Mais, à la chambrette où j’entrai,
J’ignorais encor la trouvaille :
Un gros sein animal
Qui trempait

Dans l’eau limpide d’un bocal.
La vision qui me ravageait
Etait un téton
En merval.

Vénus 13 – 5 : Empoissonnement//Céline Maltère ©

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