« Allons Thievicz, sortez donc de ce massif, espèce de dégénéré.
– Ils vont venir et m’examiner.
– Qui donc ?
– Ceux des autres dimensions !
– Encore avec vos élucubrations à propos de ce monde parallèle que vous tentez en vain de mettre en évidence.
– Vous ne comprenez rien, La Verdière, comme d’habitude, sclérosé que vous êtes dans la prétentieuse science officielle.
–  Mais oui, mais oui.
– Ils résident dans les dimensions les plus infimes de l’éther, mais pour eux ce sont nous qui sommes microscopiques. Ils possèdent trois dimensions temporelles et une seule d’espace, et leurs dimensions sont intriquées dans les nôtres, les calculs l’ont assez prouvé.
– Je sais bien, je sais bien.
– Avec la molécule de gravitons que j’ai créée j’espérais les attirer et les photographier mais…
– Mais, comme d’habitude, quelque incompétent de l’institut vous en aura empêché ?
– Ce sont eux qui m’ont photographié. Ils m’ont marqué ! »

Un peu plus tard nous fûmes quatre à nous tapir dans le massif de rhubarbes géantes ; quatre à avoir été identifiés et marqués par les habitants des colossales dimensions que nous qualifions de quantiques.
Vous êtes probablement en train de sourire, incrédule et méprisant. Vous auriez été là lorsque les liens atomiques de La Verdière furent rompus après que ceux des autres dimensions arrivèrent, qu’il râla et trépassa dans d’atroces souffrances en couinant pareil à un porcelet sous l’effet des armes des étrangers, il en irait probablement autrement.
Désormais, certes, le clone de La Verdière a pris la place de l’original, pourtant il y en a bien un dont les fluides de couard ont souillé le jardin de l’institut.

La mort du S.-R. de La Verdière original//Francis Thievicz ©

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4 réflexions sur “#0242.140117

  1. En même temps, il est reconnu que l’acide oxalique combiné aux glucosides d’anthraquinone favorisent la transdioptrie métabolique. On vous le dit, vous n’écoutez pas. Après, voilà.

  2. Isidore, amiko, n’accordez aucun crédit aux élucubrations de l’infâme Thievicz. Vous savez bien que lorsqu’il est à court de pillules d’anthraxine il, n’a plus toute sa tête.
    Si cette histoire inventée de toutes pièces figure dans ces pages, c’est que le bougre a dû menacer l’éditeur factice de représailles funestes.

  3. Je n’ai jamais écrit ce texte, pas plus que menacé qui que ce soit… Et je ne suis pas mon propre clone (dois-je aussi préciser que je ne suis pas fou ?!)

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