série#02LAL.012

Au cachot sur Terra Nova 34.

Ça fait trois mois que je suis enfermé dans cette cellule. Horres m’a bien amnistié pour mes crimes passés, mais le coup de l’enlèvement qui a déclenché la révolution, il ne l’a pas digéré. Quant à sa fillette, elle n’a pas aimé que je la gaze en plein essayage et que j’écrase son robot gardien préféré sous des quintaux de ferraille lorsque j’ai décollé de son toit appartement et que ce dernier a essayé de monter à bord du glisseur. Tu vois comme les gens sont rancuniers.
On m’a mis avec les prisonniers politiques qui sont contre le régime du gouverneur de Terra Nova 34. Ces derniers profitent de mon expérience pour me raconter par le menu les pratiques du pouvoir en place. Si ce qu’ils me disent est vrai, ce n’est pas joli joli. Lors des promenades quotidiennes dans la cour de l’établissement pénitentiaire, ce qui me semble être leur chef prend mes coordonnées personnelles sur le réseau universel, on ne sait jamais, il pourrait un jour ou l’autre avoir besoin de moi.
Comme la nuit je suis seul dans ma cellule, j’échafaude divers moyens de me sortir de ce guêpier. Je commence par me remémorer mes derniers ennuis sur Bilgarade 3. Là aussi les autorités n’avaient pas apprécié mes services (voir Un vaisseau dans la nuit). Faut dire que j’avais fait sauter pas mal de bâtiments officiels, et ça, à l’étranger, ils aiment pas.
Au beau milieu de la nuit, une idée m’apparut. Dès bon matin, je demandais à mes gardiens une entrevue avec Horres afin que je puisse lui dire toute ma gratitude de m’avoir fait gracier dans toute la galaxie. Le Horres devait s’ennuyer ferme dans son palais de remplacement et il accepta sans rechigner de me recevoir.
Aussi, au bout d’une semaine galactique, une équipe de gardes terra noviens vint me chercher. On me donna un uniforme un peu plus convenable que l’habit jaune fluo des bagnards et la navette décolla. Horres et sa fille étaient dans le parc, ils pratiquaient un sport fort prisé sur cette planète. Il fallait programmer un parcours à l’oreille d’un petite machine. Puis, cette dernière l’effectuait. L’équipe adverse proposait un parcours aussi compliqué à son propre engin qui devait arriver au même endroit que la première. Les joueurs les plus physiques suivaient ces petites machines à roulettes afin de surveiller leurs déambulations et retirer du parcours les cailloux et brins d’herbe fâcheux. Certains allaient même jusqu’à se faire rouler dessus afin d’épargner un obstacle trop difficile à leur petite mécanique.

Les Archives Lumière 0.12//Francis Péhot ©

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