6.

« Le siège de sa mémoire n’est pas endommagé. J’ai vu ses souvenirs. Stupéfiant !
– Vous ne m’aviez pas parlé de cette machine…
– Elle n’avait rien donné lors des précédentes expériences. Le projet est insensé : une machine à lire les souvenirs.
– J’ai connu une savante, chercheuse d’or, dont le but était de découvrir leur fabrique¹.
– Est-elle parvenue à ses fins?
– Je ne sais pas, elle a disparu. A-t-elle gagné le rang des ouvriers étranges?… Pour revenir à… comment l’appelez-vous déjà?
– Proserpine !
– Ah oui, Proserpine ‒ avec vous… L’expérience a marché. Mais sur qui aviez-vous essayé votre machine ?
– Toutes sortes de malades atteints de troubles mnémoniques. En vain. Un extrait cérébral de cette femme, pressé dans mon tube rotatif, a rendu des choses étonnantes. J’ai tout enregistré. Pour aller jusqu’au bout, je lui ai montré le film : elle n’a pas réagi. Les images ne lui évoquaient rien.
– A l’évidence, elle restera une énigme pour la science. Proserpine est un cas. »

¹ Cette découverte a été narrée dans Les Cadavres amoureux, « La fabrique du souvenir », d’après les recherches de Gérontia d’Hilfort. Voir annexe.

Canines et Flore : Remember 6//Céline Maltère ©

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