« Réexpliquez-moi, chef, qu’allons-nous faire dans cette maison ?
– Allons Pierce, vous le savez très bien, nous allons capturer le fantôme qui s’y cache et l’interroger.
– Mais comment allons-nous le capturer ? N’est-ce pas dangereux de s’en prendre à un esprit frappeur réputé pour sa violence ?
– Nous sommes des militaires et nous devons libérer cette caserne maudite, nous sommes formés à ça.
– Mais vous ne m’avez pas dit comment nous allons le capturrrrrrrer. Excusez-moi, mes dents claquent car j’ai peur.
– Eh bien, gardez votre sang froid ! Nous allons user du vortex quantique que créera la grenade à protons.
– Ah ! La fameuse grenade à protons expérimentale créée par le professeur X. que nous avons capturé lors de l’attaque secrète sur la base subarctique. Mais allons-nous seulement l’interroger ou aussi le torturer ?
– Nous ferons comme les plans l’ont prévu, ces plans que nous avons déjà étudiés tant de fois durant ces derniers mois.
– Eh, je sais mais allons-nous d’abord… »
Après avoir tiré dans les genoux de Pierce j’ordonnai à mes hommes une manœuvre de retraite et jetai la grenade sur celui qui s’était mis à sangloter.
Les spectres et les métamorphes ne sont pas des béotiens, ils sont même souvent avides de savoirs. Ils ont eux aussi lu des récits de mauvaise qualité dans lesquels les faits sont résumés quelques instants avant l’action dans un dialogue inquiet, pour permettre au lecteur imbécile de comprendre le contexte et les circonstances à travers ce grotesque subterfuge ; mais dans les faits nous ne pouvons nous permettre d’agir ainsi : un soldat réclamant un résumé des opérations juste avant l’attaque, nous savons qu’il est possédé, possédé ou assez incompétent pour être éliminé. Ici, soit nous avions affaire à un dialogue composé par un auteur lamentable (ce qui ne pouvait être le cas puisque nous étions réels) soit Pierce était habité par une entité inspirée par les niaiseries composées pour les spectateurs les plus attardés.
A travers les temps nous avons érigé un complot subventionnant les plus lamentables littératures afin de déceler les intrus qui s’en serviraient de modèle, pour introduire les rangs de l’humanité en toute discrétion après avoir étudié nos mœurs. (Voici une synthèse explicite permettant de tout comprendre à ceux qui n’auraient pas fait le lien entre le titre et le texte, nous usons aussi de ce genre de petit truc pour repérer les parasites ; si vous en découvrez qui agissent ainsi, tuez-les derechef, ils vous veulent du mal !)

La littérature médiocre est subventionnée par les militaires soupçonneux//Francis Thievicz ©

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