21

Sous la Cité divaguent les dieux antiques,
Exilés de nulle part et créateurs du Tout.
Les toupies se déchaînent : immenses et minuscules,
Les vortex entremêlent les divisions cosmiques et souterraines.

22

Le Temps du Rêve : ainsi nomme-t-on parfois le monde sous terre,
Origine de l’univers.
Tel un reptile chthonien, imperceptible tao,
La bête horrible guette de ses nerfs ancestraux.

23

L’étoile noire étincelle :
Par son œil, on discerne la Cité des Brumes fabuleuse.
En vain, on la devine sans pouvoir parcourir
Ses artères invisibles, merveilles
Au voyageur qui les contemple dans son sommeil.

24

Peu à peu, la Cité s’estompe,
Car les rêveurs s’effraient de plus en plus…
Sans les aventuriers,
Elle sera bientôt introuvable.

25

La Cité vous laisse incrédules ?
Alors, fermez les yeux
Et fixez les ténèbres…
Vous inventerez peut-être l’étincelle de cette étoile noire.

La Cité des Brumes : strophes 21 à 25//Sylvain-René de la Verdière ©
Adapté en français par Céline Maltère ©

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