16

Loin derrière la Cité, cachée par les buissons,
On actionne la fabrique des songes.
S’il écarte les feuilles, le voyageur distingue
Les cheminées d’usines : elles crachent les rêves en fumées
Difformes et colorées de multiples chimères qui refluent vers le ciel.

17

Le cliquetis des automates
Résonne dans les quartiers antiques.
Leur créateur est un vieillard,
Génie reclus que l’on ne verra jamais.

18

Au temple colossal des trois sources,
La multitude cherra lentement des astres
Pour réduire au néant l’humanité entière
Dans une longue et sourde prière.

19

Où se trouve le temple ?
D’où vient la prophétie ?
Tous l’ignorent mais redoutent la mort de leurs démiurges
Qui opèrent la nuit en créant des rêves merveilleux.

20

Aux trois sources, deux mondes communiquent :
Condamnez cette voie unique pour protéger les hommes
Que meurt de ravager la sombre multitude.

La Cité des Brumes : strophes 16 à 20//Sylvain-René de la Verdière ©
Adapté en français par Céline Maltère ©

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