Journal de bord du capitaine Titou, à bord d’une antique carcasse

Des voitures qui sourient. Des matériaux multicolores. Des arbres métalliques et des animaux de polyester. C’est ce que je découvris dans cette gigantesque coquille. Je m’apprêtais à piller ce vaisseau. Tenter, comme je le pouvais, d’adapter le Sardinor à son nouvel environnement après le départ de mon équipage… N’avais-je pas été bon avec eux ? Quelle mouche les a piqués ? Rentrer sur leur misérable planète sous prétexte de rejoindre des familles qui ne les aiment peut-être pas ! Moi je n’en ai pas et je m’en porte mieux. C’est fou tout ce que l’on peut faire lorsqu’on n’a pas d’attache. Pas d’ancre vous entraînant par le fond. Tout ce que l’on peut découvrir…
Je me trouve en orbite autour d’une colonie minière datant de l’âge d’or de l’énergie fossile. Pâle reflet de la désolation qui me gagne. Le vaisseau est abandonné. Contempler ces richesses dont personne ne profite, cela m’horripile. Que dire ? L’équipage a déserté le navire. Mal de l’espace, j’en suis certain. Quoi d’autre ? Ne suis-je pas globalement à l’écoute de leurs considérations ? Enfin, qu’importe que leur couardise ait été due à des maux d’estomac ou à l’étroitesse de leurs esprits. Je n’ai besoin de personne…

Le Capitaine Titou : Partie 2, La boîte noire du Sardinor, épisode 4//Poulpy ©

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