11

Disproportion des créatures qui surpassent les édifices ou s’apparentent à des insectes infimes…
Sans raison, l’espace se distord.
Les voyageurs des songes rajeunissent au réveil,
Et le temps n’a rien d’ordinaire.

12
Quelle rivière fantastique s’écoule dans la brume !
D’elle jaillit, magnifique, la lumière de la vie humaine;
Par elle cheminent les rêves absurdes du somme humain ;
En elle gronde la mort humaine et sa fatale danse.

13
Dans le prisme de la montagne, la lueur abyssale se propage ;
Sur la Cité brumeuse serpente la mélancolie des aveugles.

14
Autour, les obsidiennes veillent sur les vivants,
Gardiens golems postés aux ouvertures.
Malgré votre désir,
N’entrez pas sans leur permission…

15
Au-delà de l’espace se dresse la Cité.
Le seul chemin, celui des songes,
Conduit dans un lieu sans croyances
‒ Car aucun Dieu n’a foi en son semblable.

La Cité des Brumes : strophes 11 à 15//Sylvain-René de la Verdière ©
Adapté en français par Céline Maltère ©

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