1

Partout, de ses humeurs malsaines, l’enténébré vomit l’obscurité morbide.
Les habitants fantômes sont les vapeurs nocturnes dans lesquelles ils s’épuisent.
Lentement, heure réelle, la Cité des Brumes se réveille, et les constructions s’amenuisent.

2

Sous les paupières du jeune garçon tournoient de fabuleux insectes.
Il rapporte à chaque fois, de la Cité des Brumes, le moindre souvenir.

3

Des créatures honteuses fraient la mélancolie des ruelles étranglées.
Partout les tours cyclopéennes et les ruines ancestrales…
Alentour, tout vacille sous leurs pas gigantesques.

4

Comment s’y rendre ?
Nul ne le sait.
Éternellement, tous les chemins se voilent dans le néant ; soudain, toutes les voies s’évaporent.
Comment en revenir ?
C’est le plus grand mystère.

5

Le rêveur, la Cité… mais qui possède l’autre ?
Leurs regards sont-ils des miroirs ?
Les songes, en ronde, ceignent la pensée, comme le turban la tête du Maure.

La Cité des Brumes : strophes 1 à 5//Sylvain-René de la Verdière ©
Adapté en français par Céline Maltère ©

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s