Sarah, qui avait assisté à toute la scène, complètement impuissante, poussa des hauts cris, lui promit les pires punitions, lui dit qu’elle en parlerait à son père, qu’il serait viré définitivement de l’armée sans pension, qu’il serait muté aux frontières de la galaxie, dans le coin le plus pourrave de tous les univers. Bref, elle était folle de rage. Lorsque Bob comprit que Beltégeuse n’avait toujours pas compris qu’elle était enlevée, il joua le rôle qu’elle voulait lui attribuer, celui de gros bœuf
débile. Il se confondit en excuses et lui promit de lui rembourser un nouveau mécanisme sur sa solde, il lui fit jurer qu’elle n’en parlerait pas à son père, car, lui rétorqua-t-il, il ne voulait pas mourir pour un simple morceau de métal, fut il doué d’intelligence, ce qui eut pour effet une deuxième crise de colère de la donzelle, car ce bout d’acier avait, au cours des années, joué le rôle, successivement, de son père réel toujours absent, de sa mère, morte à sa naissance, et depuis quelques
années, d’objet sexuel, vu que son père ne lui laissait approcher absolument personne, et d’ailleurs, à ce sujet, comment ce faisait il que Bob soit affecté à sa protection alors que c’était un
biologique ?

Sarah Beltégeuse s’assit au fond de l’engin, et durant le vol, elle n’eut de cesse d’appeler toutes ses copines pour leur raconter ses nouvelles aventures, la perte de son ensemble, la description détaillée de son nouvel esclave offert par son père vraisemblablement pour sa protection rapprochée et plus si affinité. Elle balançait tout cela à haute voix comme si Bob était séparé d’elle par une vitre insonorisée, ce qui n’était pas le cas. Elle portait de plus un regard salace sur Véga qui le gênait
au plus haut point. Lorsqu’ils arrivèrent dans le centre, Bob n’avait plus qu’une envie, la faire taire, quitte à la cogner, et pas doucement. Il entra avec elle dans une boutique hyper branchouille, et pendant qu’elle faisait un essayage, il la gaza bêtement. Il l’aurait bien un peu dérouillée, mais là, il n’avait pas vraiment le temps. Il expliqua à la vendeuse que la fille du président à vie était enceinte jusqu’au trognon, mais que personne n’était au courant, qu’elle venait de faire un malaise pour la troisième fois de la semaine. Il lâcha un pourboire colossal à la vendeuse ravie de tenir un scoop sur la nana la plus connue de cette planète paumée.

Les Archives Lumière 0.6//Francis Péhot ©

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s