série#02LAL.05

Véga rentra à l’hôtel et enclencha l’hologramme dans un lecteur standard. C’était un reportage sur le quartier de Belagave tourné au téléphone portable. Tout le bloc était surveillé par des caméras thermiques. Bob choisit d’y aller en plein jour et sans déguisement. Il prit un glisseur et se fit déposer devant le premier portail de sécurité de ce quartier vip.

Il se présenta comme un militaire chargé de la protection rapprochée de Mlle Beltégeuse, fille du président à vie Orres. Les vigiles scrutèrent tous les papiers aux armes de la fédération galactique que Bob portait dans sa puce implantée à même sa boîte crânienne, puis ils firent une recherche sur le réseau universel qui confirma ses dires. Enfin, ils le laissèrent passer, non sans lui avoir confisqué tous ses précieux papiers. Bob passa ainsi toute une série de barrages de militaires armés. Comme il n’avait plus aucune preuve de son bobard sur lui, il renvoyait tous les responsables de portail au premier gradé qui leur donnait à chaque fois le feu vert. Au quatrième ou cinquième arrêt, il put enfin arriver à l’immeuble de Beltégeuse.

Cette dernière était en furie car sa garde robe était manquante de son plus bel ensemble en fourrure de Zanax, animal mythique de la planète Novar. La donzelle prit Bob pour un de ses nouveaux laquais et elle lui intima l’ordre de sortir son planeur personnel et de la conduire sur le champ dans le centre de Sébastopol afin qu’elle s’achète un nouvel ensemble assorti à ses bottes fluorescentes du plus mauvais goût. Bob la mit immédiatement dans la catégorie chieuse, fille à papa gâtée pourrie qui n’a jamais fait le moindre effort et à qui on a toujours passé les moindres caprices. Il joua donc le larbin veule, commanda le planeur à vibrations à un autre pingouin et se mit aux commandes. Au moment où il allait décoller du toit de l’appartement terrasse, un mécanique s’accrocha aux parois métalliques de l’appareil en poussant des cris stridents. Bob comprit immédiatement que cette machine avait des sentiments belliqueux à son endroit. Bref, ce tas de ferraille voulait empêcher l’enlèvement de sa patronne. C’était le seul qui avait compris. Véga, bonne pâte, fit ce que le mécanique attendait de lui, il abandonna la procédure d’atterrissage et se posa sur la machine qui fut écrasée dans un bruit crissant.

Les Archives Lumière 0.5//Francis Péhot ©

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