papier esthétique

Un peu plus tard (c’est dire tout ce qui se passe dans une journée), quand je me suis aperçu que, suite à une translation géographique, l’horizon n’était plus là où j’avais l’habitude de le trouver les jours précédents, je n’ai pas fondu en larmes. J’ai pensé à un peuple sans lumière, oh non, pas un peu peuple comme celui dont Platon nous conte les mésaventures, qui vit dans la pénombre d’une caverne, ce n’est pas ce à quoi je pensais, non, je pensais à un peuple triste, un peuple éteint parce que, pour lui, il n’y a pas d’horizon, sinon par intermittences, peut-être. J’ai fermé les yeux et je n’ai plus pensé à rien, sinon à une ligne courbe, au loin.

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